Léo Ferré : “J’ai écrit ‘Avec le temps’ en deux heures”

4 juillet 1980.

Bernard Pivot a invité Léo Ferré à l’occasion de la sortie de deux livres : “Testament Phonographe”, un recueil de ses chansons, et “Dis donc Ferré…” de Françoise Travelet.

Pendant cet entretien, Léo Ferré explique comment il a écrit “Avec le temps” en deux heures et qu’il n’est qu’un intermédiaire quand il écrit. Puisque son livre s’appelle “Testament”, il dit qu’une fois mort, il laissera sa voix, et à ses enfants ses droits d’auteur afin qu’ils n’aient pas de patron, comme lui n’en a jamais eu.

À propos de la révolution, il pense qu’il faut mettre “le vers” dans le fruit.

À plusieurs reprises, il dit que “tout va sauter bientôt”.

Il n’écrit pas de la même façon à la machine et à la main : “le mot vient avant la pensée”. Si Baudelaire, Rimbaud ou Verlaine vivaient aujourd’hui, ils seraient des “ACI” (auteur compositeur interprète). Il a fait connaître ces poètes, dit-il. Il aime les beaux livres et lui-même possède une imprimerie. Il évoque le conformisme des chanteurs d’aujourd’hui et explique pourquoi il a remis la chanson “Les anarchistes” à son répertoire. Apollinaire est selon lui le plus grand poète du 20ème siècle. Ils ont tous deux des points communs : des études au Collège des Frères, entre autre.

Brel, Brassens, Ferré : La rencontre

La rencontre organisée entre Léo Ferré, Georges Brassens et Jacques Brel eut lieu à Paris le 6 janvier 1969 et a été immortalisée par une photo de Jean-Pierre Leloir, image devenue célèbre.